10 juillet 2022 – SAINT-ANTOINE DE BREUILH - Comité des Fêtes 

 
Dimanche 10 Juillet, le Comité des fêtes a organisé sa traditionnelle brocante et le rassemblement des véhicules d’époque, 15 participants et 9 voitures, certains ont dû décliner, pour raisons de santé. 
Pour débuter la journée, le café et le croissant nous ont été offerts, ils nous ont permis de reprendre des forces. 


 Nous prenons la route et suivons Pascal pas notre Président, il s’agit de Pascal Rakinski du Comité des Fêtes, qui nous a préparé le circuit et une visite, laquelle ? ce sera une surprise.
Parcours très agréable, nous découvrons un beau patrimoine bâti et des vignobles à ne plus finir, normal n’est pas une région viticole ?
Nous passons devant quelques châteaux, le premier c’est le château de Prats à Saint Seurin de Prats.
La demeure initiale a été bâtie fin XVIe - début XVIIe, ne subsistent que quatre fenêtres de cette époque.
Le château a été transformé à la fin du XVIIIe s,  sa façade sud a été refaite au début du XIXe s. dans le style palladien. Cette façade principale présente en son centre un portique surmonté d'un fronton de forme triangulaire que soutiennent quatre colonnes de style dorique.
Le long de la route qui longe la Dordogne, le domaine est protégé par des grilles de style Empire. L'accès au domaine peut s'effectuer par trois portails dont les deux extérieurs sont encadrés par des piliers de pierre datant probablement de la Restauration


Nous arrivons à notre point de destination choisi par Pascal R. : « les fouilles Gallo-Romaines » de Moncaret », seulement une partie de cette villa édifiée à partir du 1er s. après J.C. et occupée jusqu’au Ves est visible. Elle comprenait une demeure et les bâtiments d’une exploitation agricole. 

Au XIe s. des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Florent-lès-Saumur bâtissent une église sur cet emplacement abandonné. Elle est en partie détruite au XVIe . durant les guerres de religion. Autour d’elle, le cimetière et le village se développent et effacent les traces de la villa. 

Une mosaïque est découverte en 1827, en creusant un lavoir. Puis en 1873 l’abbé Delpeyrat, curé de Montcaret, repère un tombeau et des objets dans les remblais de la gare en construction. Un enfant du village, Pierre-Martiel Tauziac (1866-1941), collectionne d’autres trouvailles. En 1921, il mène les fouilles du cimetière désaffecté avec Auguste Conil, sous la direction de l’architecte en chef des Monuments Historiques. Les vestiges de cette villa ont été classés le 5 mars 1926. 


 

 

Elle comportait différents espaces de réception : 

  • Une petite salle à abside, largement recouverte par la route, pouvait servir de salle de réception d’hiver. Elle était décorée d’une mosaïque 
  •  Le vestibule fait office d’entrée vers la salle de réception. Son sol était revêtu d’une mosaïque à motifs d’octogones et de fleurons 
  •  La salle à abside était une grande salle de réception d’une superficie de 350m2. C’est l’une des plus vastes connues à ce jour dans le Sud-Ouest. 

L’ensemble des mosaïques de Montcaret est représentatif des IVe et Ve s. dans la Gaule du sud-ouest. 

Les thèmes géométriques et végétaux, comme sur le sol du vestibule, appartiennent au répertoire décoratif traditionnel des mosaïques aquitains de l’Antiquité tardive. 

Les thermes privés :
la partie thermale s’étendait vers l’est sous la route et les habitations : bain chaud dans le caldarium, bain tiède dans le tepidarium et le bain froid dans le frigidarium, le seul qui subsiste, les parois du bassin sont couvertes de carreaux de terre cuite pour une meilleure étanchéité. Une marche le long du mur facilitait l’accès au bain. Le fond est incliné pour la vidange de l’eau.  Les caniveaux visibles sous les passerelles, évacuent les eaux usées. Le fond du bassin est orné d’une remarquable mosaïque de 16 panneaux à décor marin (dauphins, poissons, calamars...) 

Un site très intéressant, notre guide a certainement contribué à nous le faire apprécier, ses explications étaient claires et nous captivaient. 

 

La visite terminée, nous reprenons la direction de St-Antoine-de-Breuilh, nous verrons le château de Montaigne à St-Michel de Montaigne, château où naquit Montaigne, entièrement reconstruit à la suite d’un incendie au XIXe s. Il ne subsiste que la tour de la librairie dans laquelle le philosophe installa ses livres et écrivit Les Essais. 

Le château moderne a été rebâti dans le style Néo-Renaissance prisé à l’époque, après l’incendie de 1884. Montaigne s’est éteint en son château le 13 septembre 1592. 

Nous poursuivons vers le château de MATHECOULON situé à MONTPEYROUX. Ce château a été construit par le frère de Montaigne dont il ne subsiste qu’une faible partie. En 1802, l’architecte Lehans reconstruit la demeure qui présente aujourd’hui un logis flanqué de pavillons en équerre, eux-mêmes cantonnés de tours rondes coiffées en poivrière. Joli château. 

De retour à St-Antoine de Breuilh, l’heure du repas a sonné. C’est le jeu des tables, dans un sens, puis dans l’autre, nous voulons tous bénéficier de l’ombre par cette canicule, nous y sommes arrivés, ouf. 

Bravo à Thierry pour la cuisson des andouillettes, nous les avons appréciées. 


Un grand merci à Pascal R. pour le travail
accomplit, nous avons passé une journée très agréable, merci également à l’ensemble des bénévoles. 

A bientôt. 

Danièle et Gérard